par Jean-François Gérard | newsletter | n° 217 | avril 2025
Alors que le nouveau gouvernement fédéral se lance dans la mise en œuvre du chapitre migration et asile de la note Arizona1 – chapitre qui entend entre autres pérenniser la politique de non-accueil de certaines catégories de demandeurs de protection internationale (ci-après, « DPI ») instaurée par le gouvernement précédent –, il est intéressant de s’interroger sur les conditions d’accès au marché du travail pour les DPI et sur le pourquoi de ce qui apparait comme un double paradoxe. Le premier de ces paradoxes est que les DPI laissés à la rue sont empêchés de signer un contrat de travail alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin. C’est donc la double punition : la rue et pas d’autonomie financière possible, sauf à accepter des jobs clandestins avec tous les dangers que cela comporte.
Le deuxième paradoxe est que les employeurs sont ainsi privés d’une réserve de main d’œuvre importante alors que la liste des métiers en pénurie ne se réduit pas.