Analyse et études

Effectuez votre recherche parmi plus de 200 articles

En tant qu’organisme de recherche reconnu par la politique scientifique (BELSPO) et en tant qu’organisme d’éducation permanente, l’ADDE publie régulièrement des études et analyses en droit des étrangers et en droit familial international.

Retrouvez facilement tous les éditos des newsletters mensuelles et les articles de doctrine publiés depuis 2011 dans la Revue du droit des étrangers à l’aide de notre outil de recherche. Vous pouvez y préciser la thématique et les mots clefs et délimiter éventuellement une période de recherche pour obtenir un résultat.

Accès au marché du travail pour les demandeurs de protection internationale – Unedouble punition et un double paradoxe

par Jean-François Gérard | newsletter | n° 217 | avril 2025 Alors que le nouveau gouvernement fédéral se lance dans la mise en œuvre du chapitre migration et asile de la note Arizona1 – chapitre qui entend entre autres pérenniser la politique de non-accueil de certaines catégories de demandeurs de protection internationale (ci-après, « DPI ») instaurée par le gouvernement précédent –, il est intéressant de s’interroger sur les conditions d’accès au marché du travail pour les DPI et sur le pourquoi de ce qui apparait comme un double paradoxe. Le premier de ces paradoxes est que les DPI laissés à la rue sont empêchés de signer un contrat de travail alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin. C’est donc la double punition : la rue et pas d’autonomie financière possible, sauf à accepter des jobs clandestins avec tous les dangers que cela comporte. Le deuxième paradoxe est que les employeurs sont ainsi privés d’une réserve de main d’œuvre importante alors que la liste des métiers en pénurie ne se réduit pas. Telechargez l’édito

Read More »

Accord Arizona : Sombres perspectives en matière d’asile et de migration pour les quatre années à venir

par Monya Chaffi, Aude Kuzniak, Nawa Youssouf Ali et Inès van Lamsweerde | newsletter | n° 216 | mars 2025 A la suite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 23 mars 2023, le Code de la nationalité belge a été modifié afin de prendre en compte les difficultés qu’éprouvent les ana lphabètes à obtenir un niveau linguistique minimal suffisant pour leur permettre de remplir la condition de la connaissance linguistique et d’obtenir ainsi la nationalité belge. Les personnes analphabètes, à condition de démontrer qu’elles se trouvent bien dans cette situation, ne devront désormais démontrer qu’une connaissance linguistique correspondant au niveau A2 du CECR à l’oral, et non plus à l’écrit.Cet édito se propose de rappeler le contenu de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, d’analyser les modifications du Code qui s’en sont suivies et enfin, de mettre au jour les difficultés concrètes de leur mise en application, en particulier eu égard à la spécificité de la configuration du secteur de l’alphabétisation en Belgique francophone.A notre sens, le législateur fédéral, loin de prendre en compte les difficultés des personnes analphabètes, fait en réalité peser le poids des changements législatifs sur l’ensemble des acteurs de ce secteur, les obligeant à changer leurs référentiels, leurs certifications, voire le contenu même de leurs formations, au risque parfois d’une inadéquation avec leurs missions premières. Telechargez l’édito

Read More »

Accord du Gouvernement Arizona : quelles sont les mesures envisagées en matière de nationalité ?

par Clément Magritte | newsletter | n° 215 | février 2025 L’Accord du Gouvernement annonce vouloir revaloriser notre citoyenneté et à cette fin fixer des exigences plus élevées en la matière. La nouvelle coalition exprime ainsi sa conception de l’octroi de la nationalité belge : elle la considère comme une faveur et non comme un droit. Dans cette optique, l’Arizona prévoit notamment d’instaurer un test de citoyenneté et de porter le niveau de connaissance linguistique au niveau B1. La « revalorisation » passe également par une augmentation du prix des droits d’enregistrement des demandes de nationalité, passant de 150€ à 1000€. Aucune de ces idées n’est nouvelle. Une relecture des travaux parlementaires de la grande réforme de 2012permet d’observer que ces mesures avaient déjà été, pour l’essentiel, proposées par le passé par le Vlaams Belang et la N-VA. La revalorisation de la citoyenneté par la reprise des idées du camp nationaliste et belgo-sceptique n’ayant jamais renié ses prétentions séparatistes est finalement aussi incongrue qu’inquiétante. Telechargez l’édito  

Read More »

Raad van State, 19 septembre 2024, n° 260.6691 – Une interprétation stricte et partielle de lajurisprudence européenne aux effets délétères

par Clément Magritte | Revue du droit des étrangers | n° 223 Le 19 septembre 2024, le Conseil d’État a rendu un arrêt attendu à propos des demandeurs de protection internationale d’origine palestinienne enregistrés auprès de l’UNRWA. Le Conseil d’État tranche ainsi une controverse entourant le champ d’application de l’article 1, section D de la Convention de Genève. L’arrêt interroge à maints égards en ce qu’il interprète de façon très stricte la jurisprudence européenne déjà à contre-courant des recommandations du HCR sur l’application de cette disposition. L’interrogation est d’autant plus importante que les motivations de la décision ne semblent pas intégrer les raisonnements de la Cour de justice de l’Union européenne pertinents pour trancher la question. Si les effets de l’arrêt seront limités en ce qui concerne les personnes ayant vécu dans une des zones de l’UNRWA, tel ne sera pas le cas pour les nombreuses personnes d’origine palestinienne installées dans les pays du Golfe.

Read More »

Le droit à un recours effectif s’accommode-t-il d’un contrôle ex tunc par le Conseil ducontentieux des étrangers? Quelques réflexions à la lumière de la jurisprudence des Courseuropéennes

par Luc Leboeuf | Revue du droit des étrangers | n° 223 Le recours en annulation devant le Conseil du contentieux des étrangers contre les décisions adoptées en matière de séjour fait régulièrement l’objet de critiques pour son manque d’effectivité. Ces critiques portent, entres autres, sur la limitation de la compétence du Conseil. Ce dernier ne peut connaitre des recours en annulation qu’en prenant en considération les éléments et circonstances qui étaient connus de l’administration lorsqu’elle a adopté la décision contestée. Compte tenu de l’extension de la compétence du Conseil envisagée dans le cadre de la codification du droit belge des étrangers, la présente contribution revient sur ces critiques récurrentes. Elle examine la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de justice de l’Union européenne afin de déterminer si, pour être effectif, un recours doit permettre au juge de connaitre de l’ensemble des éléments et circonstancespertinents au moment de rendre son jugement, quand bien même ils n’étaient pas connus de l’administration lors de la prise de la décision contestée.

Read More »

Le séjour des étudiants étrangers depuis la réforme de 2021

par Elisabeth Destain |  Revue du droit des étrangers | n° 223 | janvier 2025 Le chapitre de la Loi du 15 décembre 1980 qui porte sur le séjour des étudiants étrangers a fait l’objet d’une refonte en 2021. Une réforme était nécessaire pour transposer la Directive 2016/801 de l’Union européenne, et le législateur a saisi l’occasion pour réécrire l’ensemble des dispositions légales. Le présent article a pour ambition de parcourir, sans avoir la prétention d’être exhaustif, les conditions à remplir, les procédures à suivre ainsi que certains des droits et des obligations de l’étudiant étranger. L’autrice tentera d’apporter un éclairage sur les pratiques de l’Office des étrangers ainsi que sur la jurisprudence. Si les définitions et procédures sont désormais plus claires, il existe toujours des obstacles à l’accessibilité et au maintien du séjour étudiant.

Read More »